Martinique : Le top 4 des « randos » montagne
Randonnée en Martinique : 4 itinéraires pour gravir la Montagne Pelée
Quand on évoque le relief de « l'île aux fleurs », la Montagne Pelée s'impose immédiatement comme l'ascension incontournable. Si le guide de voyage traditionnel conseille généralement les deux itinéraires principaux pour atteindre son sommet volcanique, découvrez deux autres parcours alternatifs pour varier les plaisirs de la marche et explorer la biodiversité martiniquaise.
Le patrimoine volcanique et naturel de Madinina
De la Montagne Pelée aux Pitons du Carbet, en passant par le Morne Jacob, le célèbre Rocher du Diamant ou encore le massif du Piton Conil, la Martinique (Madinina) dévoile une géographie montagneuse d'une richesse exceptionnelle.
Info Tourisme : Ces joyaux naturels et géologiques ont été rigoureusement sélectionnés dans le dossier d’inscription de la Martinique au patrimoine mondial de l’Unesco, sous l’appellation officielle « Les Aires volcaniques et forestières de Martinique ».
En attendant la décision finale, profitez pleinement de ces sentiers de randonnée uniques et passez un excellent séjour au cœur de cette île tropicale des Caraïbes.
1. La Montagne Pelée par Grande Savane : L'ascension par l'Ouest
Un mot sur ce sommet mythique avant d’attaquer l’ascension. Située au nord-ouest, la Montagne Pelée est le point culminant de l’île de la Martinique à 1 395 m d'altitude. Tout le monde se souvient que la dernière éruption majeure de ce volcan, en 1902, provoqua la destruction de l’ancienne capitale martiniquaise, Saint-Pierre, et fit de nombreuses victimes. Aujourd’hui en sommeil, la Montagne Pelée est un terrain exceptionnel de randonnée, ouvrant des vues inoubliables par beau temps sur l’île et ses voisines.
Des quatre sentiers balisés permettant de rejoindre le sommet, celui par Grande Savane est le plus à l’ouest.
L'itinéraire pas à pas
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Accès : En voiture, prenez la direction de la commune de Le Prêcheur depuis Fort-de-France. Au lieu-dit La Charmeuse, prenez à droite la petite route très étroite, raide et bétonnée qui grimpe en direction de la montagne. Garez-vous tout au bout : vous êtes déjà à 680 m d’altitude.
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Le parcours : La première partie de l’itinéraire (balisage jaune) s’effectue en forêt. Aucun risque de se tromper, il n’y a ici que ce seul sentier. C'est l’occasion de découvrir l’une des 396 espèces arborées qui font de la Martinique le territoire végétal le plus riche de la Petite Caraïbe. Ça grimpe sec, c'est pourquoi des marches ont été taillées pour permettre aux randonneurs d’adopter un rythme plus régulier.
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Le sommet : On sort soudainement du couvert tropical pour déboucher sur le volcan. Le paysage s’ouvre et dévoile la majesté de la côte ouest : Saint-Pierre, Le Prêcheur, la mer des Caraïbes… Encore quelques efforts et l’on rejoint la
caldeira à près de 1 200 m, sous le sommet souvent voilé de la Montagne Pel ée. -
Les variantes : On peut décider de s’arrêter là, après environ 1h15 de marche. Ou alors, rajouter une heure de grimpette pour toucher le sommet ouest (1 388 m) et Le Chinois (1 395 m). Madinina vous est alors offerte.
Fiche pratique :
Durée : Compter 3h aller-retour.
Niveau : Bon marcheur.
Équipement : Équipement de randonnée nécessaire, boisson et coupe-faim.
2. La Montagne Pelée par l’Aileron : Le Graal du randonneur
Plus ardu et plus long que par La Grande Savane, cet itinéraire est en quelque sorte le Graal du randonneur à la Martinique.
L'itinéraire pas à pas
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Accès : Le départ s’effectue depuis Le Morne-Rouge, sur le versant sud-est de la montagne. Un parking est à votre disposition au bout de la D39 (à 820 m d'altitude).
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Le parcours : À peine 500 m après le départ, voici déjà le premier refuge : l’Aileron. La montée (qui comporte des passages en escaliers) continue ensuite vers le plateau des Palmistes, à 1 200 m. La végétation d’altitude y est typique d’un milieu volcanique tropical : fougères, aralies, broméliacées colorées…
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La traversée de la caldeira : Voici soudain la caldeira : il faut descendre tout au fond et remonter l’autre versant par une très raide ascension. Le niveau est difficile et il faut parfois s’aider des mains. Certains pourront choisir de s’arrêter là, au niveau d’un deuxième refuge (ce qui représente environ 4 h aller-retour).
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Le panorama final : Les autres se hisseront jusqu’aux trois cônes sommitaux et auront la chance de découvrir un décor magnifique quand les nuages disparaissent. De là-haut, le panorama est exceptionnel par beau temps sur Saint-Pierre et l’ensemble de l’île. Le retour s’effectue par le même itinéraire : retour au second refuge et cap sur le parking du Morne-Rouge.
Fiche pratique :
Durée : Compter 6h30 - 7h aller-retour.
Niveau : Randonnée difficile.
Conseil : Prévoir de partir tôt le matin et ne pas s'y rendre par météo très perturbée. Prendre de l'eau, un pique-nique (à déguster au sommet), une casquette et de la crème solaire.
3. Du Prêcheur à Grand’Rivière : La grande traversée sauvage
Bienvenue sur cet itinéraire en dents de scie, l’un des plus beaux de Martinique. Le parcours emprunte le chemin utilisé jadis par les locaux pour rejoindre Le Prêcheur ou Grand’Rivière, le long de la côte nord-ouest de la Martinique. Une randonnée sauvage
L'itinéraire pas à pas
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Précautions : Vérifier absolument avant de partir que le sentier est ouvert sur la totalité du parcours. Après le passage de l’ouragan Irma en 2017, une partie avait été fermée. De plus, après de fortes pluies, il arrive que le chemin soit difficilement praticable. Randonnée à faire de préférence en saison sèche (janvier-février-mars).
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Le parcours en montagnes russes : Le départ a lieu depuis le parking de l’Anse Couleuvre, après le village du Prêcheur (parking au bout de la D10). C’est parti pour une marche en montagnes russes. Première plage, premier promontoire, seconde anse (Lévrier), deuxième éminence (morne à Lianes)… le sentier, bien tracé, est une succession de hauts et de bas.
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Les obstacles et le sommet : Il atteint ensuite la ravine des Galets, remonte sur un nouveau promontoire, redescend en franchissant un court tunnel jusqu’à Rivière Trois Bras. Puis c’est le col Hors Catégorie : l’ascension du Petit Morne, à 350 m d’altitude, qui est le point culminant de l’itinéraire.
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Faune et flore : La forêt tropicale est omniprésente. On y croise des bambous et des fougères arborescentes ou bien des manguiers et des cacaoyers, héritages de plantations abandonnées. C’est le territoire favori des mygales (ne pas les toucher) que l’on peut observer en bord de sentier.
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L'arrivée à Grand'Rivière : Plus loin, le sentier rattrape la rivière des Écrevisses, puis rejoint un promontoire au-dessus de l’Anse Cassius. La fin de la forêt approche, l’itinéraire s’engage sur un paysage plus ouvert. Après deux petites ravines, le chemin descend à l’anse Morne Rouge et rejoint enfin Grand’Rivière. Au passage, on aura profité de superbes vues sur le bras de mer séparant la Martinique de la Dominique
{ (les deux îles ne sont distantes que de 25 km) et on aura eu le temps de se baigner dans une anse sauvage. -
Le retour en yole : Et le retour, alors ? En yole, avec un pêcheur de Grand’Rivière. Il vaut mieux réserver le bateau la veille ou même plus tôt encore, en appelant l’office de tourisme de Grand’Rivière (le système est rodé). C'est 15 à 20 min de retour magique à contempler la côte… et cet itinéraire si long à réaliser à pied.
Fiche pratique :
Durée : Compter 6 à 7h.
Niveau : Difficile.
Conseil : Se renseigner sur la praticabilité du chemin, partir tôt le matin,合理iser l'eau en prévoyant suffisamment d’eau potable (aucun point d’eau sur l’itinéraire), un pique-nique et de bonnes chaussures de rando.
4. Sur la Trace des Jésuites : Initiation à la forêt tropicale
Tracé dans la partie de l’île située entre Fort-de-France et Le Morne-Rouge, cet itinéraire « one way » (ce n’est pas une boucle, il faut disposer de deux véhicules) est une initiation idéale à la découverte des principales espèces végétales de la forêt tropicale humide. Rien de très compliqué sur ce parcours d’envir
L'itinéraire pas à pas
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Accès : Le départ s’effectue le long de la D1 qui relie Gros-Morne à Saint-Pierre, à hauteur du Morne du Lorrain (à gauche si l’on arrive de Saint-Pierre ou de Fort-de-France). L’ambiance forestière est immédiate : sous-bois dense, végétation luxuriante, flore abondante… mais la cape de pluie est conseillée par temps humide.
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La passerelle et la rivière : Après environ 2 km de descente, on longe un ruisseau (situé à gauche) pour atteindre la Rivière du Lorrain. La passerelle style Indiana Jones qui enjambe le cours d’eau plaira beaucoup aux enfants. L’endroit est d'ailleurs très agréable pour un pique-nique ou une petite trempette.
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La remontée : Il faut ensuite remonter, plein ouest et en lacets, en direction du Morne Jacob. De 320 m (l'altitude de la rivière), on atteint 550 m avant de poursuivre jusqu’à la Route de la Trace, le terminus de cette randonnée.
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L'astuce pour un seul véhicule : Pour ceux qui n’auraient qu’un seul véhicule, un compromis est tout à fait possible : il suffit de rejoindre la Rivière du Lorrain depuis le point de départ ou le point d’arrivée, et de faire tout simplement demi-tour.
Fiche pratique :
Durée : Environ 2h30-3h.
Niveau : Moyen.
Conseil : Se renseigner avant le départ à l’office de tourisme de Gros-Morne car le sentier peut être glissant et difficile en cas de pluie (boue). Prévoir de l'eau, un pique-nique et des chaussures de randonnée.
Dernière mise à jour : 18/06/2026
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